Atelier & Repairs

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Un peu comme si Frankenstein avait fait la St Martins.

Maurizio Donadi est un amoureux du textile. Après avoir dirigé RRL, réussi à réinjecter une bonne dose de cool dans les veines du géant Levi’s, relancé Brooks et Filson, l’italien revient sur le devant de la scène du vêtement de qualité avec Atelier & Repairs.
« Buy Less , Repair More », le motto est clair et affiche l’ambition : construire une marque sans se concentrer sur la production d’une collection mais sur un service de réparation.
Chouette idée, Atelier & Repairs propose de réparer et de customiser vos vêtements ainsi qu’une petite production de belles pièces rapiécées, disponibles à la vente. 
L’opération n’est pas sans rappeler les fondations de feu Banana Republic, qui retapait à ses débuts des vieux stocks de vêtements militaires.
Basée à Londres l’équipe de créatifs, couturiers et couturières se fera donc une joie de broder, couper, coudre et ré-assembler vos vêtements essoufflés préférés. Elle réarrange également des pièces vintage ou défectueuses ne pouvant pas être vendues dans un circuit de distribution classique par leurs fabricants, en en faisant des pièces uniques pleines de caractère.
La ligne se fraient d’ailleurs  un chemin chez des détaillants haut de gamme à travers le monde : Claes Göran à Stockholm, Harvey Nichols à Londres, jouent le jeu et accueillent la marque dans leurs univers neat et contrôlés. Ce qui est marrant (et bien joué) c’est qu’une partie de la clientèle sera la même que celle des précédents projets de Maurizio. Après avoir acheté une repro d’un Levi’s des années 50 il y a 4 ans, quoi de mieux que de le rafraîchir un peu pour lui donner 5 ans d’espérance de vie en plus ?
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Atlas Market 2016

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Du rare et du pas cher
 
Atlas Market 🌐 sera de retour le dimanche 15 mai prochain. Pour sa 4e édition, on ne change pas une recette qui gagne : une ambiance détendue entre potes passionnés de vêtements du passé, du présent, mais aussi du tur-fu. Une vingtaine de stands présenteront dans une sorte de chaos organisé meubles, vyniles, sportswear, streetwear, workwear, vintage ou contemporain. Que du timeless et du classique, tout cela accompagné de musique et des cocktails des Petites Gouttes.
Comme la dernière fois, ce sera sur la terrasse des Petites Gouttes, sur l’esplanade Nathalie Sarraute dans le 19e.
Nous y serons pour essayer de se débarrasser de quelques belles vieilleries, mais aussi pour vous présenter en avant première un projet sur lequel nous travaillons depuis un petit moment, à base de petite maroquinerie faite main en Suède.
Un petit aperçu de l’ambiance qui régnait lors du précédent opus sur cette vidéo :

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Atlas Market # 2

Un bien chouette flyer.

Tout le monde vous parle de Guerissol mais vous ne parvenez pas à y dénicher la perle rare ? par malchance ou par flemme vous aviez loupé la première édition l’année dernière ? rassurez vous, le Atlas Market revient les 13 et 14 décembre ! Hébergé par Les Petites Gouttes 12 esplanade Nathalie Sarraute dans le 18ème arrondissement de Paris, l’évènement rassemblera des passionnés venus vous proposer leurs trouvailles vintage ou deadstock. Mobilier, vêtements, chaussures et accessoires incroyables ressortiront des placards pour continuer de vivre leur vie. Vous y trouverez des tables basses, des chaises et luminaires ainsi que des vestes, des chemises et des pièces de denim incroyables à des prix raisonnables. Nos chers amis du Magasin Général y partageront également quelques objets chinés aux quatre coins de la planète.

Les mecs de l’ Atlas ont pensé à tout puisque une sélection musicale de l’ évènement sera assurée tout le week end par quelques pointures venues passer leurs morceaux favoris. Pour inaugurer ce week end déjà trop court, vous pourrez y lever le coude dès samedi soir jusqu’ à 2h00 !


Celui ci, vous ne l’aviez pas.

 

Parce que oui, il y aura aussi des marques du futur.

 

Et des pièces mortelles des saisons passées.


Une vraie fripe. En mieux.

Chuck 70's

Si certains produits traversent si bien les époques, c’est souvent parce qu’ils connaissent de constantes et subtiles mises à jour. On connaît bien l’exemple du 501, qui est régulièrement re-dessiné pour s’adapter aux silhouettes contemporaines, mais c’est aussi le cas des parfums, dont les noms et étiquettes restent les mêmes, mais dont les jus sont adaptés aux goûts et aux réglementations. Il en est de même pour la Converse Chuck Taylor, qui depuis sa création au début du XXe siècle, a doucement évolué pour devenir celle que l’on connait aujourd’hui.

On ne va pas s’étendre sur la riche histoire de la Chuck, le modèle mythique fut créé en 1917 pour la pratique du basketball, et plus qu’aucun autre modèle, celle-ci fut continuellement portée depuis cette époque aussi bien sur les terrains qu’en dehors.

Après la récente ré-apparition bienvenue de la Jack Purcell sur le marché européen, Converse nous présente aujourd’hui un nouveau modèle, qui se trouve être une ré-édition de la Chuck Taylor des années 70 : la Chuck 70’s. Et même si la fabrication n’a pas été relocalisée au sein de l’usine historique de Converse, c’est tout de même une belle réussite : tous les détails historiques sont présents.

Vu de loin comme ça, vite fait, on voit pas trop la différence, mais comme souvent dans la mode masculine, le diable est dans les détails. Cette nouvelle ancienne Converse présente donc :

– Une semelle plus épaisse et un bout plus rond, qui lui donne ce sympathique look vintage, et la sensation étrange de porter une vraie paire de sneakers bien épaisse plutôt que la paire de Converse toute légère dont on a l’habitude.

– Des renforts intérieurs, visibles grâce aux coutures latérales, qui avaient disparues sur les dernières Converse. Ce renfort est situé tout juste à l’endroit subissant le plus de tension, ce qui devrait assurer une meilleure durée de vie…

– Une toile de coton bien plus épaisse et des lacets de meilleure facture.

– La « plaque d’immatriculation » à l’arrière de la semelle, bleu foncée, et une sorte de patch pour mettre votre pseudo de basketteur pro sous la languette du pied droit.

Pour avoir eu quelques paires d’époques dans les mains, on peut dire que l’effet est réussi, les rares différences restantes avec le modèle originales étant le Made in USA présent sur la semelle intérieure et sur la « plaque d’immatriculation », que l’on ne retrouve pas sur la réédition.

J’ai retrouvé un Free & Easy datant de 2009 où il était question des Converse vintage. Vous trouverez ci-dessous quelques scans de ce fabuleux magazine japonais vous permettant d’apprécier de beaux modèles d’époques.

Cette couture, qui avait depuis disparu de la plupart des modèles de Chuck Taylor, sert en fait à maintenir un renfort intérieur.

 

Le patch avec le logo est toujours du côté intérieur, en effet son origine est fonctionnelle, il permettait d’assurer une bonne protection des malléoles.

 

Pour les maniaques du monogramme, c’est ici que cela se passe. Détail historique amusant, cette impression n’est visible que sur la languette du pied droit.

 

Sur la gauche une Chuck 70’s et sur la droite une Chuck tout court. On voit bien les différences d’épaisseur, la couture latérale supplémentaire et la différence de tenue des baskets.

 

Atlas Market

« Objets classiques du passé, du présent et du futur »

Si par malchance ou par flemme d’affronter cette météo capricieuse vous avez loupé les premières brocantes de l’année rassurez vous, le Atlas Market du week end prochain se déroule en intérieur. Hébergé à la galerie Ofr du 20 rue Dupetit Thouars dans le 3ème arrondissement de Paris, l’évènement rassemblera des passionnés venus vous proposer leurs trouvailles vintage ou deadstock: mobilier, vêtements, chaussures et accessoires d’un autre âge ressortiront des placards les samedi 8 et dimanche 9 juin de 11h à 19h. Soyez sûr que vous y trouverez des tables basses, des chaises et luminaires ainsi que des vestes militaires et des pièces de denim incroyables à des prix raisonnables (l’autre avantage de la seconde main héhé). FrenchTrotters aura également le plaisir de ressortir quelques produits de ses archives pour l’occasion et donc de vous laisser fouiller parmi les pièces neuves mais oubliées de chez Nigel Cabourn, Gitman, Our Legacy, Engineered Garments ou Visvim… Nos chers amis du Magasin Général y partageront quelques objets chinés aux quatre coins de la planète.

J’y serais le dimanche 9 donc si vous n’hésitez pas si vous voulez bavarder un peu et venir voir de beaux vêtements, envoyez moi un mail sur redingote, je me ferais un plaisir de vous y rencontrer.

MADE IN_



Les paquets prêts à partir !

 

Vous l’avez sûrement remarqué si vous êtes en France en ce moment, la douce pluie de juin peut plomber n’importe quel dimanche. Et donc annuler une étape de votre escapade en vide grenier, prévue alors que vous étiez à la recherche de la perle rare. Légèrement pointée du doigt il y a peu, Le Magasin Général était une bonne adresse pour faire le tour des étalages depuis votre fauteuil, sans passer du temps à vous perdre parmi les collections de cendriers publicitaires, les VHS douteuses ou les coupes de pétanque encore pleines de poussière : la sélection y est déjà (bien) faite, la mise en scène vous fait rêver, et vous êtes déjà le plus beau avec votre nouvelle veste avant même de passer commande.

MADE IN_ c’est le dernier arrivé dans la cour des sites vous permettant d’acheter de la seconde main en ligne sans (trop) vous embêter à fouiller. Profitant de Tumblr pour centraliser les offres qu’ils font sur ebay, François et sa compagne y mettent en avant une sélection de jolies trouvailles dont ils mettent en avant le pays et l’année de production. Les photos y sont propres, la sélection juste et les vêtements en bon état, seul hic : pas de prix affichés sur le blog, on y trouve simplement un lien vers l’annonce e-bay correspondante. On est donc obligé de passer par le géant de la mise aux enchères sur internet…


Le bandeau c’est pour identifier l’origine du produit. La photo est plus jolie sans mais c’est une bonne idée !

 

Un K-way d’époque, parfait pour le problème dont je parlais tout à l’heure.

 

Boutons de courtoisie d’origine, c’est assez peu fréquent !

 

http://md-n.tumblr.com/

Untitled Clothes

Détail d’un imper en Tweed des années 40.

« vintage », « dandy », « hipster », « preppy », « concept store », « sneakers » … vous les connaissez très bien et vous savez que vous les avez déjà trop entendu sortir de toutes les bouches, un peu à toutes les sauces: on a du mal à garder le compte des mots et expressions galvaudés dans la mode et l’univers du vêtement. Ils ont d’ailleurs pour la plupart maintenant perdu toute substance et sont réutilisés à tour de bras par des agences de (mauvais) conseils en marketing pour vendre des opérations flashmob à des marques qui se cherchent un peu (bon ok, ça fait deux fois que l’on tape sur ce truc mais sérieusement, wtf ?).

Là en tombant sur Untitled Clothes, on se dit tout de suite que le nom est bien choisi. « Vêtements sans titres » pour vendre de belles pièces vintage sur internet (sans galvaudage cette fois), c’était assez bien joué. L’expression s’impose: nul besoin de marque ou d’étiquette ornée d’un logo tape à l’oeil, le vêtement parle de lui même. La pièce, âgée mais sans âge, a son caractère propre. L’équipe derrière le projet connaît son produit et celui qui le recherche: le portefeuille du collectionneur ne compte pas, on joue la corde sensible, le point de détail et la touche de patine qui font la différence.

Veste Renault d’époque.

Au delà du nom la passion est quasi palpable, ne serait ce qu’au travers des détails mis en valeurs et la qualité des photos, on sent vraiment que les pièces sont respectées à hauteur de l’intérêt qu’elles pourront représenter pour l’amateur de beaux vêtements. La sélection a d’ailleurs été mise à jour il y a peu, et même si ça n’est que pour regarder, allez vite faire un tour sur le site: certaines des pièces sont réellement incroyables. Ce ne sont pas de simples produits de consommation ou de pures solutions pour lutter contre la chaleur ou la pluie mais de véritables pièces anciennes qui ont une aura bien particulière, du genre de celles que les élégants japonais libres & faciles utilisent pour construire des looks incroyables qui fascinent souvent les hautes sphères des internets.

Un léger point noir peut être dans la punchline « Vêtements anciens pour jeunes contemporains »: je me demande ce que les vieux élégants qui ont perdu Old England cette année vont pouvoir en penser, cette clientèle bien particulière, parfois nostalgique, qui connaît très bien les belles choses. Bien sûr si vous êtes designer ou que vous avez votre marque, ces pièces de collections pourront vous apporter des informations inestimables en terme de connaissance du vêtement.

C’est ce que l’on appelle un joli bouton.

Revoici l’imper de tout à l’heure, zoom out.

Et en entier !

Ride Béret Baguette 2012

 

L’an dernier j’avais eu la chance d’assister au Tweed Run à Londres, mais j’ai depuis traversé la Manche et cette année c’est au Ride Béret Baguette – sorte de réponse française à l’événement britannique – que je me suis rendu. Non seulement en tant que participant mais aussi en tant que sponsor : en effet l’occasion était trop belle, et donc notre boutique en ligne La Belle Échoppe fut cette année parmi les sponsors de l’événement. Le Ride Béret Baguette, à l’instar du Tweed Run, fut lancé par un forum de passionnés de pignon fixe (PignonFixe.com), qui organisèrent il y a quelques années la première ballade cycliste anachronique à Paris. L’occasion pour eux de s’amuser, de pique-niquer tous ensemble et surtout de sortir leurs vélos vintage incroyables.

Je sais d’expérience que les Anglais vont toujours plus loin lorsqu’il s’agit de vintage ou de se déguiser. Je craignais donc de me retrouver entouré de gens à moitié impliqués, un peu comme ces soirées parisiennes ou au final personne ne vient déguisé et où vous vous retrouver tout seul à devoir assumer votre T-shirt Desigual ironique. Au final ce fut une surprise vraiment positive : les participants ont joué le jeu et la bonne ambiance et le soleil étaient là. L’occasion donc de prendre quelques photos inspirantes, que je vous laisse découvrir.


Un Bergam, ancien sac de l’armée française qui fut à l’époque fabriqué par Lafuma.

 

Ce bon vieux cartable d’écolier !


Un sac de travail français assez typique : bords francs, grosses boucles, pas très fin mais une solidité exemplaire.

 

Un sac Bleu de Chauffe : la jeune marque propose des sacs made in France inspirés des anciens sacs de travail français.

 

Les fameuses Michael de Paraboot, increvables et toujours fabriquées en France.


 

Le canotier : reviendra, reviendra pas ?

 

Notre ami Foucauld, de La Conjuration et Passion, avec sa fameuse casquette Lock&Co. Tweed fantastique et finitions impressionnantes, notamment le raccord des motifs du tweed.


L’intérieur aussi est soigné : c’est ce que j’appelle une belle étiquette.

 

Le Coq Sportif – qui vient d’obtenir les droits d’équiper les maillots distinctifs du prochain tour de France – est aussi sponsor de la course italienne nostalgique l’Eroica. La marque édite chaque année pour l’occasion une petite série de tricots de course vintages (en laine).


Mais rien ne vaut un véritable maillot d’époque, aux broderies impressionnantes.

Marc et sa Patagonia

Mesdames et Messieurs: Marc Sutton, pulling it off.

Un grand merci aux quelques-uns d’entre vous qui nous ont proposé leur participation ! A la fin en recoupant tous les points de vue regroupés ici on devrait avoir quelque chose de bien. Marc Sutton en revanche je ne suis pas allé le chercher très loin : il écrit notre rubrique Fourchette à ses heures perdues et nous régale de ses belles (mais trop rares) recettes de cuisine.

Salut Marc, qu’est ce que c’est que cette veste ?

Cette veste est une fleece jacket vintage de chez Patagonia. Je n’ai pas pu la faire expertiser encore pour connaître son année de production.

D’où est ce qu’elle vient ? Elle a une histoire particulière ?

Cette veste vient de Séoul, je l’ai acheté sur Ebay l’hiver dernier. J’aurais adoré pouvoir raconter une histoire singulière, qu’elle a été porté par un alpiniste écossais qui pratiquait le trek d’altitude lors de son temps libre.

Et toi, tu as une histoire vécue avec cette pièce ?

J’ai 2 histoires attachées à cette pièce. Comme vous pouvez le constater sur les photos, cette veste donne l’impression qu’elle est conçu à base de laine de mouton brute non traitée. Du coup, lorsque je l’ai porté pendant les froides soirées de janvier, beaucoup de personnes en ont profité pour me tomber dans les bras.

L’autre histoire c’est plus de l’usage, mais à chaque fois je la dépose dans un pressing la personne la retourne systématiquement pensant que je portais la veste à l’envers.

Layering 101.

Qu’est ce qui fait que tu l’aimes particulièrement ?

Avant tout, j’aime cette pièce pour les bénéfices fonctionnels qu’elle m’apporte. Ce vêtement est très léger, il empêche le froid de pénétrer, on est protégé des vents puissants et tranchants. Je suis encore épaté par la légèreté de cette veste aux performances climatiques exceptionnelles. Il faut savoir que chez Patagonia chaque vêtement a été mis au point par de vrais alpinistes dans les vraies conditions d’une expédition. Ce sont des vêtements techniques conçus pour résister à des conditions exceptionnelles tout en pensant au bien-être dans l’effort, c’est pour celà qu’elle est si légère et agréable à porter.

Lorsque je la porte, j’adore repenser à toutes ces mises au point, à tous ces essais que Patagonia a conçu pour créer le vêtement le plus performant possible. Quand il m’arrive de passer beaucoup de temps à l’extérieur dans un climat sec et froid avec pas mal de vent, je l’endosse avant de faire mon marché ou les vides-greniers du dimanche.

Qu’est ce que tu aimes ou recherches en général quand on touche au vêtement ?

C’est un mélange d’émotions, mais je recherche d’abord une fonctionnalité. J’adore m’entourer de vêtements qui ont une histoire. Ça peut être dans sa fabrication ou dans son ancienne vie. Il est aussi important que la pièce soit intemporelle pour 2 raisons : je ne veux pas qu’elle soit un accessoire de mode mais un vrai classique que je pourrais porter toute ma vie et donner à mes enfants. Je veux aussi écrire l’histoire de ce vêtement en le portant dans telle ou telle circonstance et en la combinant avec d’autres vêtements pour créer mon propre style.

En hiver on imagine facilement y trouver du réconfort.

Qu’est ce que tu penses de la mode en général ?

Après la mode en terme de marques, je suis allergique aux H&M, Zara, et toutes autres chaines qui fabriquent des vêtements de mauvaise qualité et déforment les classiques avec des détails et des matériaux de mauvaise qualité.

La mode, je n’y prête pas trop attention. Mon inspiration, je la trouve en me documentant en ligne, dans des magazines spécialisés sur les vêtements, mais aussi dans la rue et notamment en observant  les personnes agées.

Quelle marque a particulièrement retenu ton attention ces derniers temps ?

Il y en a beaucoup. Je peux vous citer Haversack par exemple. C’est une marque que j’ai découvert lors de mon voyage à Tokyo. Tout est fait main en petites séries avec des tissus de grande qualité. Ils sont influencés par les vêtements traditionnels militaires et workwear. Bien sur les coupes sont plus modernes. J’adore aussi le fait qu’ils viennent glisser quelques pièces qui sont hors de cet univers comme une écharpe à pois en soie que j’ai acheté. J’aime le fait que leurs vêtements soient intemporels et qu’ils osent associer subtilement des styles classiques d’univers différents.

Une doublure qui respire.

Pour toi la notion de marque est elle importante ? qu’est ce que tu recherches chez une marque ?

Ça n’est pas ma priorité, lorsque j’achète un vêtement je recherche d’abord la pièce. Après oui, il y a beaucoup de marques de vêtements qui me plaisent et si elles éditent la pièce que je recherche tant mieux.

Chez une marque, je recherche une qualité de fabrication, une éthique, un savoir faire d’artisan, des pièces édités en petites séries, j’aime ce sentiment de rareté. J’ai aussi besoin qu’elle me surprenne, qu’elle se renouvelle sans se faire piéger par tout ce qui est à la mode mais en restant fidèle à son ADN.

Merci Marc !

Vous pouvez lire les recettes incroyables de Marc dans notre catégorie Fourchette.

Olivia et sa veste Replay

Notre catégorie Garde Robe était morte d’elle même il y a déjà quelques temps: elle manquait cruellement d’intérêt et se bornait à une sélection shopping inabordable. Je me permets de garder le nom et de la transformer de fond en comble en invitant des lecteurs de redingote à nous parler d’une pièce intéressante qu’ils affectionnent tout particulièrement. L’idée est de faire ressortir les points de vues divergents ou différents qui cohabitent au sein d’une même matière, sans pourtant jamais manquer de justesse ou d’intérêt. On peut aussi y voir une certaine manière de s’affranchir des courants stylistiques relayés par les blogs, qui ont malheureusement tendance à beaucoup se ressembler de temps à autre. Contrairement à ce que certains gurus numériques de la mode réussissent parfois à faire entendre: il n’y a pas de recette miracle et pour beaucoup il suffit d’être spontané et d’assumer ce que l’on a sur le dos pour le maitriser.

L’idée est aussi que vous ne soyez pas timides: envoyez nous des emails pour donner de votre personne et participer, ce sera forcément sympa de se rencontrer autour d’un café ou d’un verre de vin pour parler (de votre) chiffon.

Olivia, qui aime le vélo.


Allez assez palabré, on commence avec une fille pour marquer le coup: Olivia et son inséparable veste Replay.

Salut Olivia, qu’est ce que c’est que cette veste ?

C’est ma veste fétiche! Une Replay un peu style Teddy, en jean un peu clair et skai noir avec deux micro poches devant et un fabuleux « HARLEM SUPERSTAR » floqué dans le dos accompagné d’étoiles rouges. Avant il y avait du blanc aussi mais il a disparu. Le skai est complètement défoncé voir déchiré à certains endroits et il y a des rappels de rouges sur les manches et le col.

D’où est ce qu’elle vient ? elle a une histoire particulière ?

Je l’ai trouvé à une vente de presse où me trainait souvent ma mère avant. Ca devait être il y a 9 ans, j’étais un peu rebelle et j’avais décidé de toujours acheter des fringues qu’elle n’aimait pas. Là, le sky, les étoiles derrière, j’ai complètement craqué. J’ai pas mal bataillé pour la ramener à la maison mais depuis elle ne me quitte plus.

Un bord côte usé jusqu’à la corde.

 

Et toi, tu as une histoire vécue avec cette pièce ?

DES TAS! Je pense qu’au lycée j’ai fait les pires conneries dedans! Elle me paraissait indispensable pour ma « street crédibilité »! Je la mettais à chaque soirée un peu coule, ça m’étonnerais pas que je l’ai mise pour la première soirée Mort Aux Jeunes où on été allé avec Robin (l’autre). Maintenant je la mets un peu moins parce que j’ai d’autres vestes puis elle est pas mal usée.

Qu’est ce qui fait que tu l’aimes particulièrement ?

Déjà ce qui est super important, c’est que je n’ai jamais vu personne avec cette veste. C’est débile mais du coup j’ai l’impression d’être propriétaire d’un élément complètement unique. Parce que en soit, c’est surement pas ma plus belle veste mais elle est originale et c’est généralement ce qui me plait.

L’usure d’un vêtement ça joue beaucoup sur ta manière de l’appréhender ? est ce que ça apporte quelque chose ?

Je m’habille pas mal en fripe. Il y a des vêtements dont l’usure ne me dérange pas, les vestes par exemple, le reste moyen. Celle là, elle est trouée de partout mais c’est moi qui l’ai usée, qui ait mis les badges (à la base pour cacher le R de Replay) et qui l’ai déchiré. D’un côté ça l’a rend encore plus personnelle toute ces marques du temps.

Un denim Replay, 9 ans d’âge.

Qu’est ce que tu aimes ou recherches quand on touche au vêtement ?

Je fonctionne pas mal au visuel. Il y en a qui vont plutôt s’intéresser à la matière mais personnellement je pense que c’est surtout la couleur et la forme qui m’intéresse. La plupart du temps, plus c’est bizarre plus ça me plait, mais du coup ça fait des combinaisons étranges parfois…

Qu’est ce que tu penses de la mode en général ?

Ca m’intéresse mais pas tant que ça. Je marche plus au coup de coeur, mais je pense que malgré moi je suis surement influencée dans mes choix par ce que les gens portent autour de moi ou sur les pubs.

Des badges, pour camoufler.


Quelle marque a particulièrement retenu ton attention ces derniers temps ?

hum…là tu me poses une bonne colle. Le dernier truc neuf que j’ai acheté il venait de chez COS je crois mais je n’aime pas du tout l’intégralité des collections. Sinon j’aime pas mal Isabelle Marrant et Castelbajac mais j’ai jamais rien acheté chez eux, c’est beaucoup trop cher.

Pour toi la notion de marque est importante ? qu’est ce que tu recherches chez une marque ?

Non, la seule raison pour laquelle je mets un peu plus d’argent dans des vêtements c’est quand je sais que je vais avoir envie de le garder longtemps et que c’est de la bonne qualité.

Merci Olivia !

Si vous avez du temps de surf de libre, notez qu’Olivia aime le vélo.


Street cred.

Le meilleur pour la fin: « Original Harlem Replay Superstar »