Sage – Malmö

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Papier, bois, laiton, terre cuite… les matières priment dès le premier coup d’oeil

Arrivé il y a un peu plus d’une année à Malmö en Suède, il m’aura fallu peu de temps pour vraiment aimer la ville natale de Zlatan Ibrahimovic.  Boutiques de seconde main,  cafés aux espresso sirupeux, artistes, designers et jeunes artisans y foisonnent. N’oublions pas la superbe scène techno indépendante qui fait danser les svartklubb dans les zones industrielles désaffectées.
Rencontrés alors que je cherchais à établir le contact avec les locaux avides de belles étoffes, Johann et Johana m’ont tout de suite parlé de l’ouverture de Sage. Concurrence, veille permanente, courses aux promos : ouvrir une boutique indépendante à l’heure digitale relève du tour de force.
Pourtant, une fois poussée la porte, on comprend immédiatement la force des détaillants : l’atmosphère chaleureuse de la boutique est aux antipodes des intérieurs froids  et sans aspérités du luxe ou de la fast fashion, on s’y sent bien et on y reste. On y croise des poteries bien choisies de Jim Green sur des étagères et tables réalisées sur mesure par Martin Israelsson. La sélection axée workwear ( Vetra, Fleurs de Bagne … ) n’oubliera pas les amateurs de beau casual (Astorflex, Andersen Andersen, John Sterner …). Full disclosure : ce sont aussi mes premiers clients en petite série (tada!) et vous y trouverez un sac à leur nom, réalisé par mes soins (ici).

www.leshopsage.com

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Petit indice, un protège-cahier en cuir incroyable se cache dans cette image.

Amoureux du cuir, après avoir hésité pendant des mois à l’époque, j’ai fait le grand saut en 2014 et quitté mon job qui ne me passionnait pas. Je suis enfin entré à l’Atelier Grégoire à Paris pour devenir sellier maroquinier.
Accompagné par des artisans de haut vol pendant une année, j’ai eu l’occasion de découvrir un superbe savoir-faire et d’approcher un monde ou le temps semble suspendu. Par hasard, en classe, à la fin d’un exercice donné, je commence à m’amuser avec une chute de cuir et à faire de la perruque. Faire de la perruque c’est ça : en atelier quand tu as terminé ta production pour le patron, tu commences un objet pour toi. Au nez et à la barbe du contremaître. Travailler en perruque c’est faire de la résistance goguenarde, sortir un peu des rails. Et voilà : Laperruque, on le tenait enfin ce nom de marque. Ensuite c’est venu tout seul : il a fallu bosser sur la collection, déménager en Suède pour y suivre une belle autochtone, y installer un atelier sérieux, après avoir développé les produits dans la cuisine, s’assurer que le business-model allait tenir le coup et enfin mettre sur pied un site web, avec des photos qui en jettent.
L’esthétique est simple, les modèles sont classiques et laissent la part belle à de superbes matières, choisies chez les meilleurs fournisseurs européens.
Tout est fabriqué à la main à Malmö en Suède et arrive en quelques jours dans votre boîte aux lettres. Les cuirs français proviennent de chez  Haas et Degermann, fournisseurs habituels de marques prestigieuses, et de l’outsider suédois Tärnsjö, qui vient de commencer à travailler avec Visvim. Cela donne des pièces au toucher généreux, bien à elles, que l’on ne rencontre pas habituellement dans le commerce.
On obtient alors une jolie marque, sans faire intervenir d’intermédiaires de la fabrication à la distribution, ce qui permet d’afficher des prix abordables pour un produit durable et bien fabriqué. Vous pourrez bien sûr retrouver tout ça sur Instagram, Facebook et si vous voulez vraiment suivre l’évolution du projet et la vie de l’atelier, on a aussi une newsletter.Entre deux finitions, je me ferais évidement un plaisir de répondre à vos questions 😉 robin@laperruque.co 

laperruque.co

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