March L.A.B


Les bonnes marques d’entrée de gamme en matière de montre, ça ne courre pas les rues: dès que l’on veut sortir de la reproduction de modèles militaire (toujours très efficaces) ou de designs très classiques sans mettre de côté la qualité du mouvement, il semble que ça soit un peu compliqué. March L.A.B semble plutôt bien allier des éléments que j’ai évoqué juste avant: certains de leurs modèles sont assez recherchés, d’autres plus simples font l’effort de se démarquer et leurs mouvements sont fabriqués en Suisse.

Fondée par deux français, l’un vivant à Los Angeles et un l’autre à Biarritz (voilà pour le L.A.B), la marque était déjà présente dans des boutiques comme colette ou Le Bon Marché. La démarche est en tout cas clairement enoncée et reste modeste ce qui est fort appréciable: « De fabrication Suisse, (les montres) répondent aux critères de qualité attendus, mais March L.A.B ne veut pas usurper pour autant le titre d’horloger, ce collaborateur si précieux, seul à même d’installer dans ses créations les mouvements parfaits ». Ils remettent les choses à leurs places, sans oublier de préciser que ne fait pas de l’horlogerie qui veut.

Sans abandonner son identité, elle sort ce modèle qui garde les codes de la marque en les mélangeant avec ceux que l’on peut retrouver sur des montres de plongée militaires (dont le fameux bracelet NATO). Je suis loin d’être spécialiste en matière de montre mais le modèle qui est disponible chez Union LA et Antic Boutik en France me semble plutôt réussi.

Je n’ai d’ailleurs rien trouvé sur le site de Nixon (que je trouve assez proche finalement) qui précise que ses modèles ou ses mouvements sont fabriqués en Suisse, ce qui me paraît être un gage d’une certaine qualité et qui est le cas pour March L.A.B . Si vous pouviez donc m’en dire un peu plus sur ce point et me donner une petite leçon d’horlogerie d’entrée de gamme, vos éclaircissements seraient les bienvenus !

James Ellroy, Un tueur sur la route

« En 1965, les adolescents des classes moyennes de L.A prisaient trois styles vestimentaires: le surfeur, le loubard et le minet de collège. Les surfeurs, qu’ils fussent réellement surfeurs ou non, portaient des Levis en velours blanc, des tennis Jack Purcell « Beau Sourire » et des Pendleton; les loubards, membres d’un gang ou modèle « pseudo-rebelle », portaient pantalons de treillis fendus dans le bas, chemises de marque et casquettes de gardien honoraire de ferme-prison. Le minet de collège avait une préférence pour le style mocassins, chandail, col à pointes boutonnées, toujours en vogue. Je me dis que trois tenues de chaque style suffiraient pour me donner une coloration protectrice. »

James Ellroy, Un tueur sur la route – 1986